vendredi 25 mai 2012

De rouille et d'os



En ce moment à Cannes en montée des marches du festival, et aussi dans les salles, De rouille et d’os. De rouille et d’os n’est pas un film gai. Ce n’est pas non plus un film de boxe ou d’amour. C’est un film de rage. La rage d’être seul, handicapé physiquement ou socialement, d’être abandonné. Stéphanie et Ali se rencontrent en boite de nuit, mais ce n’est pas ce que vous croyez. Il est agent de sécurité ; elle vient danser. Il la raccompagne chez elle après une rixe et lui laisse son numéro au cas où. Pas de drague, pas de faux-semblant. Il est venu habiter chez sa sœur avec son fils ; elle est dresseuse d’orque au Marineland d’Antibes. Survient l’accident au bord du bassin et elle se réveille amputée des deux jambes, niveau du genou. Puis, elle l’appelle.

mercredi 16 mai 2012

Second tour ou les bons sentiments, Isabelle Monnin



Si vous n’en avez pas encore marre des élections, des présidents sortants ou entrants, des sondages, des multiples tours et que vous attendez les législatives avec impatience… Ou pas d’ailleurs. Alors même si le mot « élection » vous file des boutons, ce livre est pour vous. Oui c’est presque une réclame ; surtout parce que je ne donnais pas cher de ce bouquin à l’arrivée, notamment à cause du titre. C’est vrai que « Second tour ou les bons sentiments », ça vend pas du rêve. Alors chers éditeurs, je formule une requête : Changez ce titre mièvre (bord##%%) !!! Le début suffisait largement ou « Entre deux » aurait été pas mal ; on pouvait même tenter un désormais célèbre « le changement, c’est maintenant », pompeux mais adapté… Et le livre sinon ? Eh bien vous vous doutez bien que si je m’insurge, ce n’est pas pour rien ! 

mardi 8 mai 2012

Ma rue



Chez moi, il y a deux entrées.
Une pour tous les jours, pour les courses, pour le courrier. Une pour les amis. En prenant cette photo, je me suis rendu compte que les deux étaient très distinctes pour moi. Une intime, une conviviale.
Une facile à  trouver; une encodée, seule porte d'entrée de cette petite rue féminine à peine visible sur un plan détaillé.
Et vous, votre porte, elle est où ?

vendredi 27 avril 2012

Sunderland


Sunderland n’est pas un monde magique ; Sunderland est une ville anglaise qui vient de perdre son usine de poulet. Sunderland ne compte pas parmi ses habitants des enfants aux joues roses et insouciants ; pourtant ils osent, encore, rêver à une vie un peu plus souriante. Sunderland abrite deux sœurs orphelines, dans une vielle maison faite de bric et de broc vieux comme le monde qu’il faut réparer sans cesse, comme le vieux poêle. Sally tente tant bien que mal de faire vivre sa petite sœur pleine d’angoisses, de phobies, à la limite de l’autisme alors que l’assistance publique veut la mettre à l'hôpital. Entre deux coups de téléphone rose, l’extravagante Ruby, troisième sœur adoptée par les précédentes, aide à maintenir ce monde, le leur, où Gaven, l’amoureux transis, fait office de quatrième membre de la famille. Jusqu’au jour où au pied du mur, Sally répond à une petite annonce venue de Londres. 

mardi 20 mars 2012

Dans un avion pour Caracas, Charles Dantzig


C’est un peu un portrait en creux d’un ami enfui. Un ami perdu dans un pays lointain. Sous prétexte d’aller jusque Caracas pour aller chercher Xabi, l’auteur nous le raconte. Par petits chapitres, par des mots qui décrivent l’insaisissable, Xabi apparait au fil d’un temps limité. Un temps de vol d’avion celui qui amène le narrateur à Caracas, où est parti le philologue, à la poursuite de Chavez, à la fuite d’un amour perdu. Sauf que l’ami a disparu. Enlevé ? Retiré ? Pas de nouvelle. L’occasion de ne pas l’oublier, de lui tirer le portrait sans en avoir l’air, en esquissant des traits qu’il a essayé de cacher. L’ami est sympathique mais pas trop, il est philologue, amoureux des mots, il est plutôt secret, et marche au milieu des rues. Et puis, suite à un diner, il a une nouvelle passion, un joujou extra, une envie qui ne le lâche plus.  Déboulonner le néo-dictateur Chavez, à travers un portrait réel.

mercredi 29 février 2012

Kuki


Une adresse de quartier où la table est bonne et surtout gastronome, ça ne se trouve pas tous les jours alors je vous en parle. Et on parle de quoi, de qui ? Eh bah, de Kuki. Et ce resto fête son premier anniversaire cette semaine-même. Au menu : des plats d’ici et d’ailleurs, tout ça un peu mélangé. Un saumon fumé à l’aquavit, un boudin plein d’épices, un goulache de cerf et une soupe de pamplemousse… Des plats accompagnés de purée et de légumes de saison déglacés. Voilà ce qu’il y avait sur notre table. Tout était délicieux, plein de saveurs, de goûts différents et parfaitement assortis et réalisé. Le vin blanc allait très bien avec ce qui était dans les assiettes. Le service tout aussi exquis, précis et gentil. En prime l’addition est aussi élégante que le reste, point trop salé, une dernière preuve du bon goût de cette table du 9e

dimanche 19 février 2012

Remember Boule noire


Bon alors cette chronique musicale est partie d'un texto à 20h39 de mon frère qui disait : "Tu connais "Un visa pour aimer" de Plaisir ? " (oui les années 80's ont eu un groupe qui s'appelait "Plaisir" !!). Après un visionnage express pour comprendre qu'on veut "voyager dans mon cœur", j'ai tout de suite pensé à la chanson kitsh-lover-funk qu'on a un peu honte de dire qu'on aime bien mais qui n'est pas si mal... 
J'ai nommé, "Aimer d'amour" de Boule Noire